Douleurs Chroniques

Lorsqu’une douleur persite, s’avère rebelle aux traitements usuels pendant plus de 3 à 6 mois, on parle alors de douleurs chroniques. Liée à une maladie ou à une déficience, ce symptôme persistant nécessite une prise en charge particulière. L’entretien est important chez une personne se plaignant de douleur. Il permettra de préciser si la douleur est aiguë ou chronique. Et d’en détailler :
  • les circonstances de survenue : accident, traumatisme, maladie…,
  • l’aspect : décharge électrique, brûlure, douleur en coups de poignard, en étau…,
  • le caractère localisé ou diffus,
  • l’évolution dans le temps,
  • la sensibilité aux mouvements,
  • les conséquences sur le sommeil et la vie personnelle et professionnelle.
Autant de caractéristiques qui fournissent des indications précieuses sur son origine et aident au choix du traitement.

Douleurs Neuropathiques

 

Altérant considérablement la qualité de vie des patients, les douleurs neuropathiques se caractérisent par un fond douloureux permanent à type de brûlure avec parfois des sensations de coups de poignard, des brûlures ou de chocs électriques. Ces paroxysmes douloureux peuvent être spontanés ou induits par le froid, l’effleurement, les émotions, la fatigue…Ces sensations s’accompagnent généralement de fourmillements ou de démangeaisons. Autant de symptômes qui résultent d’une lésion ou un dysfonctionnement du système nerveux :

 Au niveau du système nerveux périphérique : On distingue des lésions secondaires aux neuropathies périphériques et notamment d’origine diabétique et des lésions traumatiques : sections nerveuses, douleurs post-chirurgicales (après des opérations pour hernies discales le plus souvent), secondaires à un zona ou à une amputation (la douleur est alors située au niveau du moignon ou dans le « membre fantôme », on parle d’algohallucinose) et enfin faisant suite à certaines chimiothérapies.

Au niveau du système nerveux central (cerveau) : Ces douleurs peuvent être consécutives à un accident vasculaire cérébral, ou à une poussée de sclérose en plaques entraînant des lésions au niveau de zones intervenant dans la transmission et le contrôle de la douleur.

Ces douleurs ont la mauvaise habitude de résister aux traitements standards. Ainsi, il n’est pas rare de voir des patients en échec thérapeutique pendant des années avant de bénéficier d’un diagnostic correct… Le diagnostic repose avant tout sur l’interrogatoire et l’examen clinique (symptômes évoqués, recherche d’une lésion du système nerveux – condition « sine qua none » d’une douleur neuropathique). Des examens plus poussés confirmeront la nature et la sévérité de la lésion nerveuse. La prise en charge de ces cas difficiles se fait généralement dans des centres spécialisés dans le traitement de la douleur. On distingue trois grands types de prise en charge qui peuvent dans certains cas être associés :

 Médicaments 

Traitements non-médicamenteux : D’autres traitements locaux comme la neurostimulation transcutanée peuvent apporter un soulagement. De haute fréquence et de basse intensité, le courant (envoyé via des électrodes collées sur la peau) active les nerfs du toucher qui vont du dos au cerveau, ce qui bloque partiellement le message des fibres de la douleur.

Solutions chirurgicales : Les solutions chirurgicales sont réservées aux douleurs résistantes aux autres prises en charges. Des injections de substances pharmacologiques dans le liquide céphalo-rachidien ou la section hyper sélective des fibres nerveuses qui conduisent l’information douloureuse (drézotomie) sont des techniques réservés à quelques cas. C’est une autre solution qui a parfois la faveur des neurochirurgiens : la stimulation médullaire.

Neuropathies Périphériques

 

Les neuropathies périphériques se répartissent en atteinte symétrique (polyneuropathies), asymétrique (mononeuropathies multiples), unique (mononeuropathie simple), et atteinte radiculaire (polyradiculonévrite). L’alcoolisme et le diabète représentent les causes les plus fréquentes…

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Céphalées

 

Il existe différents types de céphalées, le traitement et la prise en charge dépendra du type et de la chronicité de celles ci.

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Sciatique

 

La sciatique (ou lombosciatique) se caractérise par une douleur intense partant de la fesse, puis gagnant la cuisse et enfin le pied, une raideur de la colonne et des symptômes augmentés par les efforts, la toux ou l’éternuement. Sur le plan anatomique, les douleurs sciatiques (ou sciatalgies) correspondent à une compression radiculaire L5 ou S1.

 

Glossodynies

 

 Les glossodyniess sont des douleurs chroniques de la langue sans lésion muqueuse objectivable à l’examen clinique. Les symptômes douloureux ne se limitent pas toujours à la langue et l’on parlera plus largement de stomatodynie ou de “syndrome de la bouche qui brûle”. Leur physiopathologie demeure mal comprise, mais les glossodynies pourraient correspondre à une neuropathie.

 

 

La fréquence des glossodynies est estimée entre 0,7 et 4,6 % de la population générale. La douleur est décrite comme une brûlure chronique, souvent accompagnée d’un cortège de manifestations fonctionnelles (picotements, sensation de bouche sèche, troubles du goût…). Les douleurs augmentent progressivement au fur et à mesure de la journée, sont majorées par le stress mais disparaissent pendant le sommeil et sont améliorées pendant les repas.

Le retard diagnostique est fréquent et source d’anxiété pour le patient, entraî-nant une multiplication des consultations médicales et une majoration de l’intensité des douleurs.

La prise en charge des glossodynies est complexe. La reconnaissance de la réalité des douleurs est fondamentale pour le patient. Le traitement médicamenteux peut faire appel à des traitements médicamenteux, ou des traitements locaux.